GP2 Series : Grosjean comme... Devant !
Par Norbert Billaud, dimanche 27 avril 2008 à 15:32 :: General :: #7 :: rss
© GP2 Motorsport Limited
Superbe de maîtrise lors de la course principale, il était parvenu à remonter à la cinquième place sous le drapeau à damiers après une série de dépassements à marquer les esprits. S’élançant de la deuxième ligne pour la course sprint disputée en levée de rideau du Grand Prix d’Espagne, Romain profitait du bras de fer entre le Japonais Kamui Kobayashi et le Suisse Sébastien Buemi pour s’emparer de la deuxième place dès le premier virage. Trois tours plus tard il doublait sans coup férir son ancien coéquipier de F3 au bout de la ligne droite la plus longue du championnat pour s’envoler et se ménager une avance de huit secondes à 10 tours de l’arrivée.
Du grand Grosjean même si sa domination suscitait déjà sur le muret des stands un début de polémique sur la puissance de son moteur. Selon Jean-Paul Driot, patron de Dams, l’écurie de Kobayashi, le Franco Genevois disposait d’un meilleur V8 que ses adversaires. Ce que les responsables du GP2 Series réfutent arguant du fait que les moteurs sont tirés au sort pour chacun des concurrents et que le moteur attribué à Grosjean en Espagne avait déjà effectué deux journées d’essais au Castellet. " Comparez les vitesses maximum et vous verrez que Grosjean n’était pas le plus rapide, plafonnant en bout de ligne droite à 300km/h quand quelques-uns de ses adversaires accrochaient des 307 ou 308 km/h " insistait l’un d’eux. De fait un léger avantage, si avantage il y a, serait à rechercher du côté des boîtiers électroniques qui eux, ne sont pas tirés au sort. Voir ! Ce n’est finalement pas cela qui allait décider de l’issue de la course.
A huit tours de l’arrivée l’Italien Giacomo Ricci partait en tête-à-queue et s’immobilisait au milieu de la chicane. La voiture de sécurité intervenait et Romain allait perdre tout le bénéfice de son début de course avant de se retrouver… Grosjean comme devant au redémarrage ! En délicatesse avec ses freins, il court-circuitait la chicane. Kobayashi en profitait pour tenter sa chance dans la ligne droite. Le pilote du ART Grand Prix défendait son bien mais, selon les commissaires en changeant deux fois de direction. Grosjean écopait d’un passage au stand qui ruinait sa course mais faisait les affaires du Japonais qui remportait sa troisième victoire en GP2 devant Sébastien Buemi parvenu à repousser les assauts du "vétéran" Italien Giorgio Pantano durant toute la course. Seulement treizième, le pilote d’essais Renault F1 n’avait plus que ses yeux pour pleurer même s’il est parvenu à démontrer à Barcelone qu’il serait difficile à ses adversaires de l’empêcher de suivre les traces des Allemands Timo Glock et Nico Rosberg et de l’Anglais Lewis Hamilton. " C’est dur " furent les deux seuls mots que Romain parvint à articuler en regagnant le paddock GP 2 aux côtés de son manager Fred Vasseur. Rendez vous à Istanbul.
Montmelo/José Carron

Commentaires
1. Le jeudi 9 octobre 2008 à 20:50, par series en ligne
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