Romain Grosjean, une pépite made in Renault
Par José Carron, mercredi 14 mai 2008 à 15:52 :: General :: #12 :: rss
Pourtant le Franco-Genevois Romain Grosjean (né à Genève d'un père suisse et d'une mère française), ils sont quelques-uns à pouvoir vous en parler depuis déjà quatre ans. Stéphane Guérin, le patron du SG Racing avec lequel Romain a conquis de haute lutte son titre de champion de France de Formule Renault 2.0 en dominant outrageusement la concurrence emmenée par le Haut Savoyard Laurent Groppi. Jean-Philippe Grand, le boss du Graff Racing pourrait vous confirmer combien il regrettait à l'époque que le « phénomène » Grosjean ne pilote pas l'une de ses monoplaces toujours impeccablement préparées. Car Romain était un phénomène, capable de renverser une situation perdue comme cette course de Lédenon où, contraint de partir en fond de grille en raison d'un accrochage la veille, il avait méthodiquement remonté la plupart de ses adversaires pour terminer à la cinquième place et conserver ses chances au championnat.
Sous contrat Renault Driver Development dès 2005
Beaucoup se souviennent aussi comment il s'est montré impérial dans le tourniquet de Pau tant en Formule Renault qu'en Formule 3.
Fin 2005, son père Christian ne parvenait pas à contenir sa joie et sa fierté bien légitime lorsqu'il nous montrait dans son bureau genevois le contrat fraîchement signé la veille au soir avec un représentant de Flavio Briatore qui permettait à son fils de rejoindre la structure de Renault Driver Development (RDD). Après une première saison de F3 Euroseries un poil décevante (13e), au volant d'une Dallara du team Signature insuffisamment affûtée, Romain et son entourage ont ensuite fait le choix de rejoindre l'écurie ASM de Frédéric Vasseur, imbattable dans la discipline avec notamment trois titres F3 Euroseries avec l'Anglais Jamie Green Lewis Hamilton et l'Ecossais Paul Di Resta. Grosjean, malgré quelques couacs et quelques accrochages inévitables en a facilement conquis un quatrième pour l'équipe française repoussant sans coup férir les assauts du Suisse Sébastien Buemi et de l'Allemand Nico Hulkenberg, deux pilotes eux aussi promis à un bel avenir. Fort de ce premier titre international, Romain ne pouvait que franchir le pas du GP 2 et ce n'est pas Fred Vasseur qui allait laisser passer l'occasion d'installer cette pépite « made in Renault » dans l'une de ses monoplaces pour reprendre la main dans la discipline après les couronnements de Nico Rosberg et Lewis Hamilton en 2005 et 2006. Mieux, le patron de l'écurie ART Grand Prix qu'il co-dirige avec Nicolas Todt a « offert » au Franco Genevois de se faire les dents dans le tout nouveau championnat hivernal du GP 2 Asie.
Gare à Monaco !
Remonté à bloc et bien préparé physiquement et mentalement pour gommer un trait de personnalité qui le rend parfois capricieux lorsque le déroulement des événements semble lui échapper, Romain a littéralement promené sa monoplace au nez et à la barbe de ses adversaires pour conquérir le titre avec 24 points d'avance sur Sébastien Buemi. Après l'Espagne où il s'envolait facilement vers une première victoire quand il fut sévèrement pénalisé d'un passage au stand, il a trouvé en Turquie un circuit d'Istanbul à sa mesure pour gagner sa première course de la série européenne et revenir à la seconde place du classement provisoire derrière le vétéran Giorgio Pantano. Dans moins de quinze jours à Monaco son talent devrait pouvoir s'exprimer pleinement si l'on en juge par ses prestations à Pau où les données sont à peu près les mêmes. Et maintenant dans le paddock de F1 quand vous dites « Romain », on ne pense plus à Fisico né à Rome mais on vous répond : « Grosjean ! »
José Carron

Commentaires
1. Le mercredi 14 mai 2008 à 17:01, par Seb' Winner
2. Le mercredi 14 mai 2008 à 17:58, par CGR
3. Le mercredi 14 mai 2008 à 18:12, par josé carron
4. Le jeudi 15 mai 2008 à 16:15, par MarcL
5. Le jeudi 15 mai 2008 à 17:25, par josé carron
6. Le jeudi 15 mai 2008 à 20:10, par MarcL
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