Dans le paddock du GP2 Series coincé entre deux courbes rapides de la piste tracée autour du port qui sert d’ordinaire de décor aux riches défis de la Coupe de l’America, le jeune pilote suisse revit l’instant avec force détails. C’était il y a quelques jours à Bicester, aux commandes du simulateur Red Bull qu’il a lui-même contribué à développer.



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En compagnie des deux pilotes titulaires, David Coulthard et Mark Webber, Sébastien a tenté de mémoriser les vingt-cinq virages qui sautent au nez des monoplaces durant plus de cinq kilomètres. « Webber a fait une minute quarante et des poussières et j’ai réussi 1’ 39’’ 8 », poursuit-il avec des éclairs dans les yeux. « David était arrêté. Il a tapé plusieurs fois ! Tu sais quand tu sors, le simulateur, il tente de reproduire l’effet avec des « bangs » dans tous les sens… Et mon Coulthard de se marrer à chaque fois en disant : « elle est solide cette bagnole ! » raconte encore un Buemi rigolard et particulièrement détendu.

Solide, les F1 modernes le sont fort heureusement, mais en conditions réelles, il va falloir que le vétéran de la F1 restreigne quelque peu ses ardeurs. Les murs ne sont jamais loin et avec des voitures aujourd’hui dépourvues d’aides électroniques, la moindre erreur risque ici de se payer « cash » tandis que pour la course, il va sans doute falloir compter avec une ou plusieurs interventions de la voiture de sécurité. A cinq minutes de la fin d’une première séance d’essais, David Coulthard était encore bon dernier. L’Ecossais payerait-il son manque de sérieux face au simulateur ? Alors que son futur remplaçant Sébastien Vettel signait in extremis le premier meilleur temps du week-end devant Felipe Massa, Lewis Hamilton et Sébastien (« Tiens, tiens…. !) Bourdais, David parvenait finalement à devancer…Mark Webber en tutoyant un mur !

Si l’on excepte ces deux belles performances à mettre au crédit des Toro Rosso, le circuit de Valence malgré ses nombreux pièges et une piste encore très sale ne semble pas devoir modifier outre mesure la hiérarchie habituelle avec les Ferrari, les McLaren Mercedes et la BMW Sauber de Robert Kubica aux avants postes. Avec de surcroît des temps très proches de ceux réalisés sur les simulateurs, confirmant de la sorte le pronostic que nous avait livré Sébastien Buemi pour qui ces bijoux de technologie, dont le coût d’utilisation journalier avoisine les 20.000 dollars US, offrent des conditions de pilotage très proches de la réalité. N’est-ce pas David ?


Valencia - José Carron